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Conférence annuelle d'EuroMeSCo 2007 “Un agenda commun contre l’intolérance. Les droits humains en tant qu’intérêt partagé” PDF Imprimer E-mail
 Cette année, la Conférence annuelle d'EuroMeSCo intitulée “Un agenda commun contre l’intolérance. Les droits humains en tant qu’intérêt partagé” a eu lieu les 3 et 4 octobre 2007 à Lisbonne. Elle a été tenue pour la première fois en 1996 et depuis lors organisée dans un pays membre de l’Union européenne, puis dans un pays non-membre, en alternance. Les objectifs de la conférence restent, pour l’essentiel, les mêmes au long des années : promouvoir des échanges fructueux entre les membres du réseau et un vaste champ d’acteurs politiques, économiques et de la société civile, en Europe et au sud de la Méditerranée, ainsi qu’évaluer les progrès réalisés vis-à-vis de la création d’une communauté euro-méditerranéenne démocratique, prospère et pacifique – le but ultime du Partenariat euro-méditerranéen.

Pour consulter le programme, cliquer ici


Traditionnellement, le thème de la conférence annuelle reflète les idées clés du programme EuroMeSCo au cours de l’année, ainsi que les principaux défis pesant sur le Partenariat et, plus généralement, sur la zone euro-méditerranéenne. La conférence de cette année n’a pas échappé à la règle et a veillé particulièrement à traiter des sujets revêtant une importance politique plus marquée, afin que les conclusions et résultats obtenus puissent servir aussi aux réunions ministérielles EuroMed qui auront lieu sous la Présidence portugaise.

Dix ans plus tard, les objectifs du Processus de Barcelone restent inchangés. Cependant, les tensions montent et la violence continue de faire des ravages parmi les civils dans certaines parties de la zone euro-méditerranéenne. Ceci a suscité des débats et des interrogations sur la capacité du Partenariat à fournir ou montrer sa volonté de fournir des progrès majeurs au sein de n’importe lequel de ses trois piliers – paix, prospérité, sécurité pour tous les citoyens. Dans ce contexte, de nouvelles propositions d’association entre l’Union européenne et ses voisins méditerranéens ont émergé. L’harmonie entre le Processus de Barcelone et la Politique européenne de voisinage, ainsi qu’entre le PEM et d’autres initiatives, notamment la naissante Union méditerranéenne, est nécessaire afin d’assurer que les initiatives existantes et celles à venir seront en mesure de renforcer le processus euro-méditerranéen d’inclusion. Ceci dépendra en grande mesure d’une plus grande cohérence de l’action externe de l’Union, qui est en devenir, grâce à la « fusion » de la PESC et des instruments communautaires qui découle du consensus obtenu entre les 27 sur la réforme du Traité de l’Union européenne.

Le succès de l’inclusion euro-méditerranéene est fortement lié au climat de coopération que le Partenariat sera capable de générer, dans une zone où la diversité est de règle, aussi bien au sein des sociétés qu’entre les sociétés civiles euro-méditerranéennes. Combattre l’intolérance et la xénophobie et promouvoir, à la place, la tolérance active – qui voit la diversité comme un atout et non pas comme un problème qui menace l’identité et compromet l’intégrité –, est donc un défi que le Partenariat renouvelé doit relever. Il s’impose donc d’accorder à la dimension humaine du Partenariat toute l’importance qui lui revient, notamment en étudiant et en débattant la façon dont les migrants et les communautés « issues de la diversité » peuvent devenir des « agents de l’inclusion euro-méditerranéenne », d’un point de vue économique, social et politique. La première étape consiste, sans aucun doute, à garantir leurs droits.

L’intolérance est directement la cause et la conséquence de crises qui affectent profondément la région et infligent des lots de souffrance humaine, de sévères violations des droits humains fondamentaux, et forcent des centaines de milliers à l’exil, notamment dans le Moyen-Orient. La démocratie signifie que le pouvoir appartient au peuple. Mais là où la liberté de choisir a été exercée au travers d’élections, cela n’a pas toujours impliqué que le pouvoir ait effectivement été rendu au peuple. Alors que des progrès, modérés, mais réels, ont été observés dans les réformes politiques dans cette région, les tensions et la violence n’ont pas diminué, notamment dans ces mêmes pays où le peuple a pu librement choisir son gouvernement, comme au Liban et en Palestine, par exemple. La défense à outrance des droits de l’homme à l’intérieur de ses frontières est une pré-condition de l’influence et de la crédibilité de la stratégie de promotion des droits de l’homme du PEM. Les droits de l’homme sont, en effet, le fil conducteur qui établit le lien entre tous les chapitres du Partenariat et un sujet de préoccupation des citoyens aussi bien que des États. Œuvrer à l’adoption au sein du PEM d’un agenda commun des droits de l’homme basé sur la tolérance et le respect de l’autre, était le but principal de la conférence annuelle EuroMeSCo 2007.

Des personnalités politiques de renom ont parlé à l’ouverture et à la clôture de la conférence, organisée autour de cinq séances plénières et quatre ateliers parallèles de travail, composés chacun de deux panels. Les conclusions principales ont été résumées dans une séance de synthèse.

SÉANCES PLÉNIÈRES
I    Combattre l’intolérance et la xénophobie : renforcer les droits de la citoyenneté
Une pléthore d’initiatives visant à combattre l’intolérance existent, tant au niveau national et régional qu’international. Cette séance prétend explorer leurs rôles et leurs réussites dans la promotion de la tolérance en tant que valeur positive (par opposition à l’absence de tolérance), et de la protection des droits humains en tant que principal « garant », tout en recherchant s’il existe un rôle spécifique pour le PEM à cet égard.

II    Du Partenariat euro-méditerranéen à une Union méditerranéenne ?
De nouvelles propositions d’organisation des relations entre l’UE et ses voisins méditerranéens ont récemment émergé, en même temps que des tentatives répétées de réorganiser les relations déjà existantes, dialogue euro-arabe inclus. En même temps, le pivot de la politique régionale de l’UE reste la Politique de voisinage qui n’a pas encore fait ses preuves. L’Union méditerranéenne est-elle un projet viable ? Le PEM peut-il résister aux pressions concurrentes dans une région surchargée d’initiatives et conserver son caractère exceptionnel tout en tenant sa promesse ?

III     Migrants : la dimension humaine du Partenariat à l’œuvre
Le but de cette séance est de se concentrer sur le rôle des migrants dans la réalisation des objectifs du Partenariat, aussi bien dans les sphères politique et économique que culturelle, en édifiant la dimension humaine du PEM. L’autre objectif de cette séance est d’explorer les dimensions plus profondes de cette question, en se penchant sur les impacts sud-sud souvent oubliés et en évitant de trop se centrer sur l’Europe qui a dominé le plus souvent les débats.

IV     Les élections et leurs résultats
L’objectif de cette séance est d’examiner l’impact à l’échelle interne et régionale ainsi que, dans certains cas, les implications internationales des élections récentes au sein de la région. Ont-elles contribué à faire avancer les réformes politiques et la démocratisation, et à reformuler une réalité dans laquelle les gouvernements et les partis politiques sont plus responsables et doivent répondre de leurs actes ?

V    Un agenda commun des droits humains : « nul homme n’est une île »
Les droits humains constituent le fil conducteur qui établit un lien entre tous les chapitres du Partenariat euro-méditerranéen. Ils représentent un intérêt commun à tous les citoyens des deux rives que tous les États, au nord et au sud, se sont engagés à protéger au travers d’un ensemble diversifié d’instruments nationaux et internationaux. La crédibilité du PEM aux yeux des citoyens est crucialement liée à sa capacité à constituer un espace où les droits de l’homme sont effectivement protégés. Ainsi, l’adoption d’un agenda commun des droits de l’homme peut être l’un des buts principaux du PEM et une importante mesure de son succès.

SÉANCES PARALLÈLES
A    Migrants et exilés au sein du PEM
1.    La Charte euro-méditerranéenne des droits des migrants
2.    Les réfugiés et les exilés au Moyen-Orient
Le premier panel vise à proposer des solutions qui permettraient de garantir l’application minimale des droits de l’homme par tous les pays du PEM pour tous ceux qui choisissent de vivre et de travailler en permanence ou temporairement ailleurs que dans leur pays d’origine. Le deuxième panel se concentrera sur la question opposée : comment garantir les droits et la sécurité de ceux qui sont contraints au double exil, de leur pays d’origine et de leur pays de résidence. Des camps de réfugiés au Moyen-Orient vieux de plusieurs décennies constituent, en effet, un espace de non-citoyenneté et de non-droit. Le « droit de retour » peut-il être remplacé par la notion de « citoyenneté de résidence » ?

B    Le rôle de l’UE dans le soutien des droits de l’homme dans son voisinage
3.    La protection des droits humains dans le Sud : l’Europe en tant que catalyseur ?
4.    La protection des droits humains à l’Est : l’Europe en tant que catalyseur ?
Les outils sont-ils à la hauteur de la tâche? À quel point les politiques vis-à-vis du Sud et de l’Est sont-elles cohérentes ? À quel point les effets sont-ils profonds et se font-ils sentir ? Comment la société civile perçoit-elle les stratégies de promotion des droits humains de l’UE et jusqu’où sont-elles inscrites dans les instruments politiques de l’UE ? Ces questions seront examinées dans la perspective des résultats obtenus, afin de procéder à une évaluation qui compare l’Est et le Sud par l’étude de cas dans différents pays.

C    Sécurité et citoyenneté
5.    « Les doctrines sécuritaires » et leur impact sur les droits de citoyenneté
6.    La violence, les conflits et les droits fondamentaux : le PEM peut-il produire une culture de « sécurité des citoyens » ?
La Déclaration de Barcelone vise la création d’une zone de paix et de sécurité basée sur la démocratie et le respect des droits humains. Quelles sont les implications de cet objectif partagé pour la résolution de disputes et de conflits entre États membres du Partenariat en ce qui concerne, en particulier, l’usage de la force ? Dans ce contexte, quelle est l’importance du Code de conduite contre le terrorisme approuvé à Barcelone en 2005 ? À quel point cela s’est-il traduit par une coopération renforcée entre les États du PEM, en particulier en ce qui concerne  « l’aide aux victimes du terrorisme » et « la garantie des droits de l’homme » ? En somme, aussi bien dans ses dimensions internes qu’externes, y a-t-il une culture de sécurité particulière qui caractérise les projets de coopération basés sur le principe d’association volontaire, tels que le PEM, qui placent le citoyen en son centre ?

D    Un plus grand rôle médiateur pour les sociétés civiles ?
7.   Le rôle des acteurs locaux/régionaux dans la résolution des tensions et des conflits sud-sud
8.  Le rôle des acteurs locaux/régionaux dans la résolution de conflits au Moyen-Orient
Les gouvernements et les organisations internationales sont les principaux acteurs en ce qui concerne les tentatives de résolution de conflits et de soulager les tensions dans la région méditerranéenne et au Moyen-Orient. Le rôle des acteurs externes, à ce propos, a été examiné en détail. À une période où l’importance des acteurs non étatiques dans l’accomplissement des rôles traditionnels de l’État est universellement reconnue, le but de cette séance est d’étudier comment ces acteurs régionaux non étatiques – les médias, les mouvements populaires et autres organisations de la société civile, institutions religieuses, partis politiques, entre autres – peuvent contribuer, ou contribuent déjà, à la médiation de différends et au relâchement des tensions et des conflits sud-sud.

1. Discours/interventions faites lors des séances plénières :
Lire l'intervention de R. Arim
Lire l'intervention de M. Makram-Ebeid
Lire l'intervention de H. Bouzid
Lire l'intervention de B. León

2. Présentations faites lors des ateliers de travail :
Lire l'intervention de T. Maroukis
Lire l'intervention de V. Aytar and O. Genz
Lire l'intervention de B. Oddo
Lire l'intervention de S. El-Khoury
Lire l'intervention de K. Ulusoy
Lire l'intervention de E. Soler
Lire l'intervention de Y. Baar-Siman-Tov
Lire l'intervention de K. Arfaoui
Lire l'intervention de J. Sayouri
Lire l'intervention de A. Lamnaouer
Lire l'intervention de W. Khalifa
Lire l'intervention de N. Hani Abdallah
Lire l'intervention de K. Chater
Lire l'intervention de H. Kadouri
Lire l'intervention de F. Roumate
Lire l'article de F. Roumate

 
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